lundi 18 novembre 2013

Sao Maï au Salon de la Gryffe (23-24 novembre 2013)


En attendant la naissance - au forceps - du très attendu L'Art et la Révolution, de Richard Wagner, prévue ces jours-ci, retrouvez Laurent Diox en personne, alias l'étrange Shouteur (celui de Henriette et le Bonhomme-Bobine), et quelques-uns de nos autres livres, sur le stand Sao Maï, ce week-end à Lyon, au Salon des Éditions Libertaires. Tous les renseignements nécessaires sur le site de la Gryffe.

dimanche 27 octobre 2013

Bientôt, Wagner !

 
 
« Un aspect intéressant de l’activité de Wagner à cette époque tient aussi à ses tendances en quelque sorte syndicalistes : Wagner se démène pour améliorer la situation matérielle de ses musiciens et collaborateurs souvent plongés dans la misère, comme c’est le cas de Röckel. Évoquons enfin, au sujet de ce dernier, ce fait important que c’est lui qui présenta Bakounine à Wagner, en mars 1849. L’anarchiste russe arrivait alors de la toute proche Bohême, où il préparait inlassablement la révolution, et vivait dans la clandestinité à Dresde, d’abord logé un temps au propre domicile de Röckel, puis s’étant installé tout près de chez Wagner, sous le nom d’emprunt – comique et évocateur – de Docteur Schwarz. Le charme que produisit ce « docteur Noir » sur Wagner fut immédiat. Il ne s’éteignit jamais. »
 
Laurent Zaïche, extrait de l'avant-propos à L'Art et la Révolution, de Richard Wagner, aux éditions Sao Maï. 
Parution : décembre 2013.

mercredi 11 septembre 2013

Onze septembre : souvenons-nous !



« Toute société a les onze septembre qu’elle mérite.
Voilà ce qu’écrit, ce jour de 1866, le comte Villiers de l’Isle-Adam à son complice Mallarmé :

Le fait est que je ferai du bourgeois, si Dieu me prête vie, ce que Voltaire a fait des « cléricaux », Rousseau des gentilshommes et Molière des médecins. Il paraît que j’ai une puissance de grotesque dont je ne me doutais pas. Enfin nous rirons un peu. On m’a dit que Daumier les flattait servilement en comparaison. Et naturellement, moi j’ai l’air de les aimer et de les porter aux nues, en les tuant comme des coqs. Vous verrez mes types, Bonhomet, Finassier et Lefol : je les énamoure et les cisèle avec toute ma complaisance. Bref, je crois que j’ai trouvé le défaut de la cuirasse et que ce sera inattendu.

Comme on le sait aujourd’hui, ni Finassier ni Lefol ne resurgirent ensuite à la conscience de Villiers, exigeant, personnages en quête d’auteur, que ce dernier leur donnât un visage, une histoire, la vie. Seul Bonhomet devait prendre corps, avec une fureur, certes, qu’on n’eût point attendue d’un tel prétexte de néant. Que dire alors de l’âme attachée à ce corps, et se rappelant parfois à lui en d’aussi terrifiantes extases ?... »  

(Extrait de l'Avant-propos au Bourgeois mis en pièces, de Villiers de l'Isle-Adam (éd. Sao Maï, 2009).

vendredi 5 juillet 2013

L'été sera chaud !


EMEUTIA EROTIKA sera disponible en librairie (et à la commande) partout en France, en Belgique et dans le reste - négligeable - de l'univers à compter du 25 juillet 2013. Les impatients, impatientes et compulsifs de tout ordre peuvent néanmoins se le procurer dès aujourd'hui, soit auprès de nous (écrire à saomai@orange.fr) soit à la librairie ENTROPIE, sise au 198, boulevard Voltaire, dans le onzième arrondissement de Paris (métro Charonne).  
L'été sera chaud.

lundi 25 février 2013

En attendant Lilith...


Dans l'attente - fiévreuse - de la publication de son EMEUTIA EROTIKA (autour du mois d'avril 2013), pourquoi ne point rendre une petite visite à Lilith Jaywalker sur son tout nouveau blogue ? Celui-ci s'intitule joliment Hors les clous, et son billet inaugural nous renvoie aux souvenirs intenses d'une petite fille éternelle découvrant, de ses grands yeux étonnés et mutins, le New York du début des années 1980. Autant dire une ville morte, désormais, une ville rayée de la carte, que tous ceux qui la connurent alors n'ont jamais pu oublier. 

vendredi 14 décembre 2012

Chucho est là !

Chucho est arrivé.
L'ouvrage - traduit par Miguel Velazquez - est disponible, pour l'heure, auprès de nous (saomai@orange.fr) ou de la librairie ENTROPIE (198, boulevard Voltaire, Paris) et, dès le 20 décembre, à la commande dans toutes les librairies de France.



Jesús Arriaga, dit Chucho el Roto (1834 ?-1885) demeure probablement aujourd’hui, aux yeux des Mexicains, le bandit le plus célèbre et le plus emblématique ayant jamais écumé leur pays. La série contant son incroyable épopée fut - à partir de la fin des années 1960 - l’un des plus grands succès de la télévision nationale. Des pièces de théâtre, des films lui ont également été consacrés, certains peu après sa mort tragique dans l’une des plus ignobles prisons du monde, véritable Alcatraz mexicain : le bagne de San Juan de Ulua, où ce roi de l’évasion connut l’Enfer, et qui aura vu défiler tant d’autres réfractaires au régime de Porfirio Diaz.
Mais qui était vraiment ce personnage de légende ?
Peut-on reconstituer, par bribes, l’histoire authentique de ce charpentier misérable devenu hors-la-loi, et dont les Mexicains se plaisent à douter, aujourd’hui encore - comme pour Zapata - qu’il soit bien mort et enterré ? Ses biographies écrites, quasiment inexistantes, laissent la part belle au cinéma et aux chansons populaires. Celle présentée ici, éditée anonymement en 1916 et republiée depuis à maintes reprises, a fait rêver des générations de lecteurs.
Elle n’avait jamais été traduite en Français.
Écrit au cœur des tourmentes de la Révolution, l’ouvrage y jette un regard nostalgique sur l’âge d’or d’un banditisme - presque un dandysme - d’honneur, effondré depuis sous le poids sanglant de l’Histoire. De sorte que la comparaison avec un autre outlaw mythique : Francisco « Pancho » Villa s’impose nécessairement. Pancho choisit la Révolution. Chucho en reste à la révolte. Une révolte pure, et noble, comme l’indique le sous-titre original : braquages et vols, certes, mais sans excès de violence. Révolte contre le pouvoir des riches, contre leur corruption, politique et morale. Révolte contre le monde de l’argent, et toute cette litanie de bassesses qu’il représentera toujours, ici comme ailleurs.